Rouler en groupe

Rouler en groupe est une activité à la fois agréable et reposante, mais il est nécessaire de maintenir dans cette formation un niveau de vigilance élevé en tout temps.  Ceci, afin d’éviter les collisions mais aussi pour maximiser le bien-être et le plaisir de tous les cyclistes de la meute.
Il y a trois (3) principes à retenir :
1. Choisissez un groupe de vitesse selon vos capacités
2. Maintenez le rythme au sein de votre groupe
3. Toujours indiquer à la personne qui vous suit ce que vous allez faire.

Comment rouler en groupe de façon sécuritaire

Pour bien profiter de l’effet d’aspiration créé par le leader, on se doit de demeurer en file indienne, à une courte distance de celui qui précède, en évitant de freiner brusquement pour éviter la collision avec celui qui suit.  Il est recommandé de garder les mains sur les poignées des freins, en tout temps, pour des raisons de sécurité. 

Afin d’éviter de produire des effets d’élastique ou d’accordéon derrière soi, on peut appliquer légèrement les freins, au besoin, tout en continuant de pédaler.  Cette façon de faire, plutôt que de procéder en séquence « freiner/pédaler », tend à maintenir une cadence plus régulière et plus agréable pour l’ensemble du groupe.

Il est à la fois efficace et courtois de la part du leader d’êrte à l’écoute de son groupe pour vérifier si le groupe est toujours en formation compacte et pour ajuster la vitesse en conséquence.

Selon le code de la sécurité routière du Québec, la file simple ou indienne est le seul type de formation en groupe qui est légal avec un maximum de 15 cyclistes. Le groupe idéal : six à huit cyclistes par groupe qui roule à environ 30 cm les uns des autres … c’est plus sécuritaire et évite l’effet d’accordéon.

Important : choisissez un groupe de vitesse selon votre calibre. Mieux vaut être rapide dans un groupe lent que lent dans un groupe rapide.

Les règles du relais

1. Avant de passer le relais, vérifiez si un véhicule arrive de l’arrière ou du devant
Si vous vous tassez soudainement vous risquez de vous faire frôler, au mieux… ou de vous faire frapper… au pire.
Si un véhicule vient vers vous, s’assurer qu’aucun véhicule ne cherche  à dépasser le groupe lors de votre relais… afin de ne mettre personne en danger
2. Évitez de passer le relais dans une courbe ou dans une côte
Dans une courbe, il vous sera difficile de voir vers les véhicules qui arrivent sur vous
Dans une côte, vous aurez du mal à suivre le rythme de forces plus fraîches (souffrance en perspective). Passez le relais avant la côte si vous connaissez le parcours ou bien imposez votre rythme au groupe.
3. N’attendez pas d’être épuisé avant de faire votre relais
De 30 secondes à deux minutes environ, une alternance de leader doit se produire, et ce, sans appel ou demande expresse de quiconque. 
4. Indiquez clairement votre intention de passer le relais
Le leader signale son intention de céder sa place en faisant tournoyer son index au dessus de sa tête (afin que son signal soit bien vu du second).  Il se range alors sur la gauche et cesse de pédaler (et même freine au besoin) pour être rattrapé rapidement par tous les membres du groupe, se plaçant maintenant en dernière position.
Il est de coutume pour celui qui était le dernier du groupe de s’annoncer à celui qui s’en vient en lui mentionnant « dernier », ce qui permet à celui qui est en décalage de recommencer à pédaler à temps pour s’installer confortablement à la queue du groupe.
5. Gardez le même rythme et la même vitesse
Une alternance de leader ne doit pas être ressentie dans le groupe. Pour cela, il est important que le second, devenu le leader, maintienne la cadence seulement et ne cherche pas à accélérer indûment.  Il est normal d’avoir à fournir un peu plus d’énergie lorsqu’on se retrouve en avant du groupe, mais cette position ne confère pas une license pour « donner la claque » à volonté.
Le premier doit s’assurer que l’ensemble du groupe est capable de suivre le rythme imposé.
Si vous augmentez la vitesse du groupe, faites-le un km/h à la fois.
Ne pas augmenter la vitesse après avoir pris le relais.
6. Distance
Toujours maintenir une distance constante entre vous et le cycliste qui vous précède; au début 30 cm c’est l’idéal. Pour les cyclistes chevronnés, accordez environ 3 cm et pour les non habitués, 1 mètre. Au-delà de cette distance, l’effet d’aspiration est nul.
Roulez de 50 à 75 cm de la bordure de la route… cela laisse une marge de manœuvre pour les imprévus.
7. Pensez aux autres
Lorsqu’on se retrouve dans la position de leader, on doit penser et agir pour l’ensemble de la meute. Vous êtes responsable de prévenir les autres des obstacles et de détourner la file des dangers.
Indiquez de la main,  les manœuvres de virage, de ralentissement ou d’arrêt. Voir Les signes.
Le dernier du groupe a la responsabilité d’informer les autres de l’arrivée de véhicules en l’annonçant à la personne devant lui de dire « Voiture ! » ou « Voiture derrière ! » « Car Back  ! »  Chaque membre du groupe a la responsabilité de relayer l’information vers l’avant.
8. Incapable de prendre le relais
En cas de fatigue, crampes ou vitesse élevée, indiquez au cycliste relayeur de s’insérer devant vous pour demeurer le dernier du groupe. Si vous décrochez du groupe, criez «décroché». Les membres du groupe ont la responsabilité de relayer l’information vers l’avant.
9. Crevaisons ou bris mécanique
En cas d’incident dans le groupe, tel un bris mécanique ou une crevaison, on crie au groupe «Arrêt crevaison» ou «Stop crevaison ou bris». Les membres du groupe ont la responsabilité de relayer l’information vers l’avant
10. Les autos et le groupe
Le Code de la sécurité routière prévoit que le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser un vélo à l’intérieur de la même voie que s’il y a un espace suffisant pour le faire sans danger. Voir À vélo comme en auto de la SAAQ http://www.saaq.gouv.qc.ca/securite_routiere/comportements/cyclistes/regles/index.php

Signes utilisés en groupe 

Virage à gauche        Virage à droite               Arrêt       
Selon le code de la sécurité routière du Québec
 

Pointer du doigt vers le sol signifie :

 « Attention, obstacle ! il y a un caillou ou un nid-de-poule ou un objet à éviter »
Ce signe est utilisé pour indiquer qui y a obstacle immédiat su la voie. Inutile d’aviser les objets à plus de 50cm.
Ce signe peut être fait par exemple avec la main droite pour le cycliste qui passe à gauche du danger (comme sur le dessin) puis avec la main gauche par le cycliste suivant, s’il passe à droite du danger. 
 
 
Tendre la main vers le sol et la secouer signifie :
« Attention, il y a du gravier, du sable, un mauvais revêtement »
Généralement c’est dans le bord, donc il faut s’écarter pour l’éviter ou passer doucement.
Astuce : quand il s’agit de briques de verre, utilisez plutôt le signe que je décris juste après et cette fois-ci criez : « Attention, verre » ! pour être sûr que personne ne roule dessus et ne crève.
Rabattre sa main derrière droite 1-2x dans le dos signifie
« Attention, écartez-vous ! » ou « tassez-vous ». Il y a un obstacle (bord de trottoir, piétons au bord de la route, cycliste plus lent, voiture stationnée, etc.) et il faut s’en écarter pour passer. Indiquez le en disant «Piéton ou auto »
Rappel : lorsque vous roulez seul, il faut au contraire faire un signe de la main gauche pour indiquer à la voiture qui vous suit que vous allez vous écarter, pour qu’elle  puisse comprendre votre brusque écart et vous éviter.
 
Tendre le bras vers le sol, avec la main horizontale qui « presse » vers le sol signifie :
« Ralentir ! » car ça freine devant ou parce que le revêtement est mauvais (travaux, passage dangereux etc.)

C’est le signe traditionnel utilisé par tous (piétons, automobiliste) pour demander à un véhicule de ralentir.

Autres signes utilisés à l’intérieur du groupe :

Certains signes sont destinés à une bonne « gestion » au sein même du groupe, et là à nouveau on utilise parfois plutôt le geste que la parole (mais parfois les deux) :

Pointer du doigt l’espace devant la roue de son voisin de droite signifie :

« Je peux me rabattre devant toi ? »

En effet, si vous roulez par deux et que vous devez vous rabattre sur une file, si vous êtes à gauche, vous allez demander à votre voisin de droite à pouvoir vous rabattre devant lui. Il va alors ralentir légèrement pour créer un espace et vous laisser la place pour vous insérer.

Tendre le bras droit (mais pas le doigt) en diagonale vers le sol signifie :

« Je dois m’arrêter d’urgence ! »

Pour cette manoeuvre, si vous êtes à gauche, il faut impérativement vous faufiler d’abord pour vous retrouver tout à droite au bord de la route et ensuite faire le signe de la main.

Mais souvent on crie en même temps :  « Je m’arrête ! » ou « Stop, j’ai crevé ! » etc.

Astuce : dans ce cas, faites le signe et criez avant de ralentir, puis ralentissez doucement et déclippez en tendant la jambe (signe supplémentaire indiquant votre arrêt).
Ne plantez pas sur les freins, sinon le cycliste derrière vous va vous toucher et tomber.

Les signes parlés

Dans certaines situations, on ne peut pas faire un signe, comme par exemple :

en descente

ou quand on ne peut pas lâcher le guidon

on va alors crier qu’il y a un danger devant :

  • « Attention ! »
  • « Gravier ! »
  • « ça glisse ! »
  • « Voiture ! »
  • « Tracteur ! »
  • etc…

Et comme on l’a vu plus haut :

  • Verre ! »
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